derniers jours à SP
Avec un peu de retard (nous avons quitter São Paulo il y a presque une semaine), voici le récit de nos derniers jours à São Paulo ...
Tout d’abord, nous avons enfin essayé une Churasceria. Concept inconnu
Autant vous dire qu’on s’est regale.
Le jour suivant, nous avons accompagné Edu et Maira dans leur travail quotidien. Plus précisement nous lês avons suivit dans 2 favelas de SP um samedi. Edu est anthropologue et Maira sociologue. Ils travaillent tous les deux pour um bureau d’architectes qui a reçu pour mission (par la mairie) de concevoir différents projets d’urbanisation des favelas. Nous avons assiste à deux réunions dans deux favelas différentes. Elles avaient pour but d’expliquer aux habitants ces fameux projets d’urbanisation et leurs conséquences.
L’idée est de construire de grands building afin de reloger les habitants dans um lieu plus sain et aussi de reprendre um peu le controle de ces No Man’s Land. Seulement voilà, ces grands buildings sont généralement construits dans la favela, du coup, il faut détruire les maisons existantes et reloger les gens temporairement. C’est pas toujours facile à faire comprendre car la plupart du temps les habitants ne sont pas conscients des dangers qu’il court dans leur situation. A SP, les favelas se développent en général à la périphérie de la ville sur des terrains jugés impropres à la construction, à flan de colline ou le long des rivières. La favela est difficile d’accès en cas d’urgence et lês égouts à l’air libre, c’est pas le top niveau santé.
Les habitants sont méfiants car plusieurs projets n’ont pas aboutis, des rumeurs courent comme quoi la mairie ne respecterait pas ses engagements. On a assisté à des débats animés entre la mairie et les habitants. La préfecture intervenait en deuxième partie de réunion, après un petit spectacle de radio théâtre visant à expliquer aux habitants les études menées dans leur quartier par l’équipe des sociologues (Edu Et Maira). Histoire de donner um peu de souffle à l’ambiance réunion. Intéressant de constater que certaines personnes sont parties fâchées croyant qu’on se moquait d’elles. La préfecture arrivent ensuite avec au minimum 30 min de retard dans les deux cãs, aux autres de se débrouiller pour occuper les gens histoire que personne ne parte. Elle assome ensuite la foule avec um discours politique et dês grands plans et graphiques que même les sociologues ne comprennent pas. Autant vous dire qu’Edu et Maira étaient dégoutés. Ils sont promoteurs mais ne s’intéressent absolument pas au travail qui est fait sur le terrain.
Bref! Expérience très interessante qui nous a permis de démistifier un peu notre image des favelas. A SP, les favelas ne sont pas dangereuses. Enfin, tout est relatif, c’est juste qu’on y tue pás les gens sans avoir une “bonne raison”.Certaines favelas sont tellement bien intégrées dans lê tissu urbain qu’on ne l’est détecte pas du premier coup d’oeil. A la place des rues, ce sont de fins couloirs et ça pue!! Beaucoup de “maisons” sont en briques (moins chères que le bois). Les temporaires sont en plastique, en taule et plaques de fer,... Toutes les portes sont ouvertes, ce sont dês petits villages. La pluspart dês favelas ont développé leur propre réseau d’eau, de gaze et d’électricité piratant lê réseau publique. Les plus grosses comme celles de Rio ont même développé le système Catnet qui est en fait un énorme piratage organisé du cable TV Catchnet. Les entreprises ne savent rien faire contre ça mais l’état tente petit à petit de reprendre le contrôle avec des projets du genre de celui d’Edu et Maira. Y a du bom et du mauvais. On n’en sait pás assez pour pouvoir tirer dês conclusions mais on a appris pleins de trucs.
Pour terminer cette journée (c’était la denière à SP), Lu nous a invité à un Barbacoa chez un ami à elle. Contraste, contraste,... Nous voilà maintenant dans un immeuble avec piscine, salle de sport, coin barbecue, portier et dj, dans un quartier riche de Sp. Tout cela nous est apparu légèrement écoeurant sur le coup ! En une seule journée nous avons partagé l’univers de personnes extrêmement pauvres et celui de personnes extrêmement riches. Ça n’étonne personne ici, il paraît que le Brésil est LE pays des contrastes.
J’espère ne pas vous avoir trop soulé avec tout ça mais c’est une expérience importante pour nous et l’envie de la partagée est très forte. Pardon pour les accents et les 'm' qui apparaissent un peu n’importe ou mais c’est automatique sur cet ordi.
Virgoule.

Commentaires
PapaGou le 04/03/2007 à 09:19:30Il est évident que cette expérience a de quoi vous interpeller mais je ne me pas de soucis pour vous car vous avez bien les pieds sur terre et je vous souhaite de les utiliser bien pour la poursuite du voyage! Vous n'êtes sûrement pas au bout de vos surprises et des nôtres par votre entremise. Bisoux
Maman le 03/03/2007 à 14:12:07
Super intéressant cette dernière journée! N'ayez crainte, vous ne nous saoûlez absolument pas avec vos récits, en tout cas pas moi, je trouve ça très gai de partager vos impressions sur ce que vous vivez là-bas. C'est très chouette que vous ayez pu participer à une tranche de vie du quotidien de la majorité des gens de Sao paulo tout en ayant pu approcher également le quotidien de certains nantis... c'est sûr que des expériences pareilles doivent être riches d'apprentissages. Bonne route pour la suite de votre voyage et je vous souhaite encore beaucoup d'occasions comme celle-ci. Gros bisous à très bientôt sur votre blog.